Benoît Furet, co-fondateur et Innovation Manager de Batiprint 3D, nous donne sa vision du projet et de la construction 3D.

Batiprint 3D est une strat-up nantaise issue des travaux de l’université de Nantes qui propose des solutions nouvelles pour le bâtiment autour du numérique, de la robotique et de l’impression 3D.

Empreinte en trois mots pour lui ? collaboratif, construction 4.0, développement durable.

Chaque semaine, un acteur du collectif Empreinte partage sa vision du projet en 3 min.

Cette semaine, c’est Jean-Jacques Grossin, dirigeant du bureau d’études Even Structures, qui revient sur cette aventure collective avec un regard technique et passionné.

Empreinte en trois mots pour lui ? Equipe, innovation et avenir.

Retrouvez chaque semaine, une vidéo pour vous faire découvrir ceux et celles qui rendent possible cette nouvelle approche de la construction.

Cette semaine, c’est Nathaniel Beaumal, dirigeant fondateur de Terra Innova, entreprise spécialisée dans la valorisation agroécologique des terres de chantier.

Nathaniel vous livre en 2 min le rôle de Terra Innova dans Empreinte et sa vision du projet.

Retrouvez chaque semaine, une vidéo pour vous faire découvrir ceux et celles qui rendent possible cette nouvelle approche de la construction.

Cette semaine, c’est Johanne Guichard-Floc’h, Dirigeante de l’agence d’architecture et d’urbanisme Johanne San, qui commence !

En 3 min seulement, Johanne revient sur Empreinte et vous dévoile sa propre conception du projet.

C’est l’un des plus vieux métiers du monde. Dès lors que l’homme a eu besoin de construire pour se loger, il a eu besoin de maçons. Alors bien sûr, entre les premières maisons et les grands immeubles d’aujourd’hui, le métier a changé. Parfois lentement et parfois radicalement. Alors que le BTP est un des secteurs qui recrutent le plus, ce métier millénaire souffre encore de préjugés ou plutôt de méconnaissances. Le métier continue d’évoluer et s’adapte aux enjeux environnementaux qui s’imposent, aux nouvelles technologies qui se développent. Le concept Empreinte vise ainsi à mieux faire connaitre un métier manuel indispensable et à poser des pistes pour son évolution. Rapide tour d’horizon de ce métier en pleine transformation à travers le regard de Jérôme Robet, Directeur Général et associé d’ERB.

Un métier indispensable

Selon la Fédération Française du Bâtiment, la maçonnerie et le gros œuvre représentent la première activité du Bâtiment avec 30% des actifs et du chiffre d’affaire, soit 431 000 actifs (321 000 salariés et 110 000 artisans travaillant seuls). Alors que la France doit construire plus de 300 000 logements par an pour faire face à la demande, on voit l’importance du métier dans notre société. Jérôme Robet, qui dirige aujourd’hui ERB avec un collectif d’associés, a commencé dans la profession à l’âge de 16 ans. Vingt ans plus tard, c’est la fierté de son métier qui le porte. « Sur la route,  je fais toujours un détour pour voir les bâtiments sur lesquels j’ai travaillé. Quand tu es maçon, tu laisses une trace. Tu es dans le concret. Le résultat de ton travail est visible ».

Aujourd’hui, 66% des Français ont une bonne image des maçons[1]. Une image positive qui a évolué depuis quelques années grâce notamment à la revalorisation des métiers manuels et à des transformations sur les chantiers. « Entre les années 70 et 2000, globalement, le métier n’a pas beaucoup évolué. Les modes constructifs n’ont pas beaucoup changé. Mais petit à petit les grues et le matériel en général on bénéficié de technologies plus poussées » observe Jérôme Robet.

Des évolutions en cours

Cette amélioration du matériel et le changement des pratiques répondent à une contrainte majeure auquel est confronté le secteur : le manque de main d’œuvre. Un constat qui s’est peu à peu imposé dans la profession à partir des années 2000 avec la baisse du nombre d’élèves dans les Centres de Formations d’Apprentis (CFA). Un manque d’attrait du métier qui peut trouver plusieurs explications comme la dévalorisation des métiers manuels dans les filières de formation traditionnelles ou une mauvaise connaissance du métier. Aujourd’hui près de 7 entreprises du bâtiment sur 10 anticipent ainsi des difficultés lors de leurs recrutements.[2] Alors les entreprises cherchent de nouvelles voies pour recruter et retenir leurs talents. Chez ERB par exemple, cela passe par la valorisation des collaborateurs et de leur travail. Une attention particulière est ainsi apportée à la propreté des chantiers, premières vitrines de l’entreprise et de son savoir-faire. L’entreprise mise aussi sur l’évolution et l’implication. Les deux actionnaires majoritaires sont d’anciens employés, et plusieurs salariés sont actionnaires et participent aux discussions stratégiques. Une façon d’impliquer les équipes et de partager la valeur.

L’environnement est également devenu un sujet majeur dans le métier : meilleure utilisation des matériaux, tri systématique des déchets, nouvelles pratiques de recyclage. Autant d’évolutions qui permettent au métier de se réinventer. Alors que les nouvelles générations montrent une conscience écologique accrue, la transformation des métiers du bâtiment vers des pratiques plus vertueuses apparait comme un nouvel atout pour la filière.

Le numérique fait également son entrée sur les chantiers. C’est même l’une des évolutions majeures pour Jérôme Robet « pendant longtemps, le secteur du bâtiment s’est assis sur des lauriers. Il y avait du boulot, il y avait des hommes. Parfait. Sauf qu’aujourd’hui, il y autant de boulot qu’avant, mais il y a moins de personnes pour le faire. Alors il faut trouver des solutions. Et les outils numériques y participent. Il y a eu les grues, les banches, demain il y aura le numérique qui va nous accompagner.» Une évolution qui passera par un changement progressif des mentalités pour accepter le changement, l’intégrer dans des process très établis et adapter le métier. L’utilisation de l’impression 3D dans la première construction Empreinte permet ainsi de voir réellement les apports de la technologie, mais aussi certaines limites. 

Un métier d’équipe

Au-delà de ces évolutions, l’âme du métier perdure. Un métier synonyme de liberté pour le dirigeant d’ERB « Sur les chantiers, tu es dehors. Tu te sens libre. » Un métier, comme tous les métiers du bâtiment, qui se conçoit en équipe. En effet, les métiers du gros œuvre n’interviennent jamais seuls mais en coordination avec tous les autres métiers du bâtiment. Dans le processus traditionnel, les entreprises de gros œuvre sont en général consultées en dernière, une fois les plans établis et un budget alloué. Un fonctionnement vertical ancré dans les pratiques que vient questionner le projet Empreinte. Dès la conception, toutes les entreprises et les différents métiers ont ainsi été autour de la table pour concevoir cette première maison. Cela permet de croiser, et de mettre sur le même plan, l’expertise terrain avec les études et l’architecture. Une nouvelle façon de construire qui permet d’anticiper le chantier et d’éviter certains non-sens. « Quand on doit faire des bâtiments avec des baies vitrées exposées au Nord, nous on sait que c’est une abération. Mais quand on est sur le chantier, c’est trop tard. »

On le voit, les temps changent pour les maçons. Un métier qui doit relever de nombreux challenges pour s’adapter à de nouvelles attentes et à de nouveaux enjeux. Un métier qui reste surtout indispensable et central pour construire l’habitat de demain. Un métier souvent mal connu qui bénéficie aujourd’hui d’une nouvelle vitrine à travers le projet Empreinte.


[1] https://www.batiweb.com/actualites/vie-des-societes/qu-attendent-les-francais-des-artisans-du-batiment-etude-2020-03-12-36159

[2] https://www.metiers-btp.fr/download/3422/

La première construction Empreinte va sortir de terre au cœur du quartier des Echats à Beaucouzé. Un quartier fruit de nombreuses innovations qui ont permis de faire émerger un cadre de vie adapté aux modes de vies actuels et aux enjeux environnementaux. Le quartier des Nouveaux Échats a ainsi été retenu au niveau national avec 7 autres projets comme territoire test pour l’élaboration des prochaines réglementations en matière d’aménagement et de construction. Un territoire pionnier propice à l’expérimentation et à l’innovation.

Un quartier qui répond à des enjeux variés

Enjeux sociaux : proposer une offre diversifiée de logements

En croissance avec une population estimée à 5 155 habitants, la ville de Beaucouzé continue son développement. Ce constat nécessite de poursuivre la production de logements adaptée à la demande. L’offre nouvelle doit être abordable et proposer une plus grande diversité afin de répondre aux nouvelles caractéristiques des ménages.

L’habitat doit également constituer un vecteur de développement des solidarités. L’objectif principal est d’accompagner les publics fragiles (personnes âgées, jeunes couples, familles monoparentales …) dans l’accès au logement. Pour cela, le programme met en avant la mixité sociale et la possibilité pour les futurs habitants d’un parcours résidentiel sur la commune : 29% de logements locatifs sociaux, 25% de logements en accession sociale et 46% de logements en accession libre.

Enjeux urbains : offrir une mixité des formes urbaines

Ce nouveau quartier est basé sur une mixité de formes et de typologies d’habitat, entre habitat individuel libre, habitat individuel groupé, logements intermédiaires et collectifs. Les typologies varient selon une répartition de densités : faible aux franges des lotissements existants, et croissante vers « la Forêt qui pousse ». Ainsi, les prescriptions urbaines imposent les implantations, le retrait par rapport à la voie publique, les axes de faîtage, l’espace constructible avec définition d’un pourcentage d’espace vert…

Enjeux paysagers et environnementaux : démarche bas carbone, territoire expérimental

Le projet cherche à préserver des éléments identitaires du site et à développer la biodiversité par rapport à des espaces agricoles pauvres en termes d’habitats naturels.

Plusieurs axes de travail sont aujourd’hui suivis tant au niveau de l’environnement qu’au niveau de la gestion des énergies :

• Préservation et prolongement des haies bocagères et des boisements.

• Réalisation d’une greffe avec les habitations existantes et les espaces naturels immédiats.

• Végétalisation importante dans la composition urbaine.

• Définition d’un coefficient d’espace vert par rapport à la surface du terrain à conserver en jardin.

• Récupération des eaux pluviales par un système de noues et fossés plantés. Cet assainissement alternatif servira également de support de la trame paysagère.

• Limitation de l’imperméabilisation du sol, des surfaces de voirie

Un quartier bas-carbone

Le projet bas carbone a pour objectif de dépasser le niveau d’exigence règlementaire en atteignant des niveaux élevés de sobriété énergétique et de réduction des gaz à effet de serre. Mené conjointement avec un programme de recherche, il offre l’opportunité de faire de Beaucouzé un laboratoire environnemental dont les expérimentations profiteront à la commune et permettront de faire progresser les règlementations thermiques à l’échelle nationale. Pour tous – habitants, acteurs économiques, promoteurs privés ou bailleurs sociaux – cette démarche se veut non seulement innovante, mais aussi attractive… Il s’agit en effet de construire la commune de demain !

Pour prendre en compte le territoire dans sa globalité,  cette démarche s’appuie sur les points suivants :

  1. Construction et maîtrise de l’énergie : accompagner la qualité des constructions par une très bonne isolation, ventilation, orientation, etc. afin de limiter les besoins énergétiques.
  2. Mobilité : rapprochement domicile-travail et alternatives à la voiture : véhicules autonomes, autopartage, vélos connectés, etc.
  3. Biodiversité et préservation de la ressource qu’est le sol : limiter l’imperméabilisation, développer la nature en ville (forêt qui pousse, suivi scientifique d’Agrocampus).
  4. Économie circulaire : gestion des déchets, matériaux locaux, diffusion des circuits courts, etc.
  5. Participation : ateliers collaboratifs, partenariat AgroCampus, écoles, TAP, Mission Jeunesse-Aînés, création de défis environnementaux.

Les Nouveaux Echats font partie des 8 opérations en France retenus à expérimenter la normalisation E+C- à l’échelle d’un quartier.

Un quartier conçu avec et pour les habitants

Afin d’impliquer les habitants et futurs habitants, les écoles, les associations, l’enseignement supérieur, etc, dans la préparation, la conception et la réalisation d’un projet urbain, la Commune a souhaité expérimenter une nouvelle manière de concevoir la ville. Il a donc été proposé à l’ensemble de ces acteurs d’imaginer la programmation et l’aménagement du corridor écologique en fonction des besoins et des souhaits exprimés dans le cadre de différentes actions : rencontres à l’aide de questionnaire (« butinage »), ateliers citoyens et ateliers experts.

La démarche collaborative fut déclinée en plusieurs temps, selon un jeu de va-et-vient réguliers entre l’expertise d’usage de tous les acteurs en tant que citoyens et l’expertise des professionnels afin de vérifier la faisabilité des propositions.

Une forêt au cœur du quartier

Ainsi, Antony Rousteau,  responsable d’opération chez Alter, aménageur du quartier pour le compte de la ville de Beaucouzé, souligne que « les ateliers ont permis d’oser formuler un concept complètement innovant : habiter la Forêt qui pousse. Tous les acteurs du projet se sont appropriés cette démarche. Elle s’inscrit dans le temps et elle est résolument collaborative. Nous avons souhaité donner une dimension solidaire au quartier des Nouveaux Échats. Favoriser les échanges autour de la Forêt qui pousse, des espaces publics, l’intégrer au tissu urbain existant. Donner un sens à la notion de partage dans l’espoir de voir naître des initiatives de mises en commun dans l’Écoquartier et donc d’une sobriété vectrice de lien social. »

Ainsi, fin 2018,  35 000 jeunes plants d’essences forestières locales et variées ont été mis en terre sur le site de la forêt qui pousse. L’occasion d’une grande fête pour tous les beaucouzéens et au-delà et de donner corps ensemble à ce projet unique en plantant chacun 1 arbre pour voir ensuite grandir la forêt comme bien commun.

Un territoire propice à l’innovation

C’est ainsi tout naturellement que la première construction empreinte va sortir de terre au sein de ce quartier unique. Pour Johanne Guichard, dirigeante du cabinet d’architecture et d’urbanisme Johanne San en charge du quartier, et qui a dessiné et co-conçu la première construction Empreinte « c’est une formidable laboratoire pour la construction. Pour Empreinte, on a par exemple imaginé des nouvelles formes arrondies qui sont possibles grâce à la technologie d’impression 3D. On a aussi testé de nouvelles formes de travail avec de nouveaux acteurs. Batiprint, ils viennent de l’industrie manufacturière, pas de la construction. C’est d’autres codes et d’autres façons de concevoir un projet. Et l’échange est hyper stimulant ».

Pour en savoir plus sur l’aménagement du quartier, rendez-vous sur le site d’Alter, aménageur du quartier pour le compte de la ville de Beaucouzé.

Empreinte tend à explorer tous les aspects de l’habitat : de la construction à son utilisation. L’espace extérieur apparait comme un élément central d’une maison. La période de confinement a ainsi rappelé avec force l’attrait des Français pour le jardin. Selon un sondage réalisé par l’Ifop en décembre dernier, 86% des français souhaitent bénéficier d’un espace extérieur dans leur logement.[1]

Le jardin Empreinte, conçu par la société Autres Paysages, est une démarche de « permaculture appliquée au paysage » : appliquer l’éthique et les principes de conception en permaculture dans un projet paysager qui prend en compte à la fois les besoins humains et les besoins de la Nature. Tour d’horizon des grands principes qui ont conduit l’élaboration du jardin Empreinte.

Biodiversité, niches écologiques et corridors

La démarche prend en compte toutes les échelles. Elle invite chaque personne à devenir acteur responsable de son rapport à son environnement direct et de l’impact de ses actions sur ce dernier.

Le Jardin de cette première construction Empreinte est connecté à un corridor vert qui lui-même est en lien avec un boisement, et à des réseaux, des maillages vivants beaucoup plus grands. Ce sont des lieux de circulation et des réservoirs de vie importants (faune, flore, vie du sol), qui doivent être préservés, protégés, renforcés même, et sur lesquels vient « se brancher » le jardin imaginé par « Autres Paysages ». Le jardin Empreinte a été imaginé pour répondre aux besoins des personnes qui y vivent,  mais aussi pour augmenter la capacité de vie de ses réseaux, et devenir des niches écologiques supplémentaires. Au bout de quelques années, ces jardins deviennent eux-mêmes les réservoirs de vie qui alimenteront les jardins du quartier.

Une gestion de l’eau optimisée sur toute la parcelle

Le jardin imaginé pour empreinte va permettre le rallongement au maximum du passage de l’eau sur le terrain ainsi que sa rétention avant qu’elle ne soit restituée au réseau urbain ou à la nature. La configuration de la toiture du projet d’habitation  permet ici une collecte de l’eau en grande quantité en un seul point. Pour limiter l’emprise au sol et en sous-sol dans le jardin et donc risquer de condamner de la surface qui pourrait être dévolue à des plantations, le choix est porté d’installer une citerne enterrée d’un volume compris entre 7 et 10 m3 située sous l’annexe ossature bois. L’eau stockée peut à la fois servir à alimenter les toilettes de l’habitation et l’arrosage du jardin. Le trop-plein est renvoyé dans un « jardin de pluie », sorte de dépression dans le sol, d’un volume d’accueil d’environ 2m3, qui peut être planté. Ainsi, l’eau est rendue aux nappes phréatiques, tout en offrant leurs services aux plantes environnantes.

Les surfaces comme les zones de passage, stationnement et d’usage comme les terrasses sont pensées pour être perméables. Les zones plantées en buttes sont systématiquement accompagnées d’une zone en creux (massif ou noue) pour accueillir les eaux de ruissellement. Les zones pavées sont en légère pente vers les zones en creux. Les sols accueillant haies et massifs sont paillés, et l’objectif principal, outre de limiter l’évaporation de l’eau et de permettre un meilleur développement de la vie du sol, est d’avoir un sol qui s’enrichit en matière organique chaque année, offrant au sol une capacité de rétention en eau grandissante. Une parcelle largement plantée, notamment avec des arbres, c’est plus d’eau retenue dans les feuillages (donc moins de ruissellement) et également des systèmes racinaires qui dirigent plus facilement l’eau vers les nappes phréatiques. Dernier point, le choix des végétaux se porte vers des essences locales, adaptées naturellement au terroir, des essences comestibles, ainsi que vers des essences moins gourmandes en eau dans les zones du jardin aux microclimats secs.

Optimiser l’énergie pour la création et pour l’entretien

La conception du jardin prend en compte la dépense énergétique pour sa création et pour son entretien. Les ressources les plus proches et les moins couteuses en énergie sont privilégiées. Par exemple, la terre végétale décapée est réutilisée sur site pour les massifs. Les pierres présentes sur la parcelle peuvent être réutilisées dans les aménagements. Pour la distribution de l’eau, on privilégie le déplacement par gravité quand c’est possible. On ne parle plus d’entretien, mais de « récolte ». Si une plante, une sauge ou une verveine citron par exemple, prend ses aises, on la récolte, on fait sécher ses feuilles. Elles nous offriront des tisanes. Quand un arbuste ou les branches d’un arbre fruitier devient volumineux, on taille seulement ce qu’il est nécessaire, on broie et on étale dans les massifs pour nourrir le sol. On ne tond que les zones de passage (bien que, cause à effet, dans une zone de prairie, les passages fréquents empêchent naturellement la repousse).

Stockage carbone

La création du jardin implique un coût carbone qui doit être compensé en mettant en place des systèmes qui joueront le rôle de « puit carbone » notamment, en plantant densément dans le projet, et/ou en compensant par des plantations dans le quartier et/ou dans le territoire. Un sol vivant est également un « puit à carbone ».

Autonomie alimentaire

L’objectif de projets sur petites parcelles n’est bien sûr pas l’autonomie alimentaire des habitants de cette parcelle. Il s’agit néanmoins de « tendre vers » et de sensibiliser sur ce que c’est de cultiver son jardin, ainsi que d’offrir des espaces pouvant évoluer vers plus de culture en plein sol. Le premier axe est le choix d’un maximum d’espèces et variétés comestibles pour l’agrément du jardin.

Tous ces éléments conduisent à concevoir un espace extérieur en symbiose avec la construction et son environnement élargit. Il offre ainsi des avantages écologiques, des fonctions vivrières tout en étant agréable à regarder et à vivre.


[1] https://www.ifop.com/publication/les-nouvelles-attentes-des-francais-en-matiere-dhabitat/

Le 19 février dernier, le concept Empreinte a été officiellement lancé à l’occasion d’une conférence de presse. Une occasion de présenter en détails tout le projet, les partenaires, les objectifs et les prochaines étapes.

Une première présentation officielle qui s’est dérouleé en présence de Monsieur le Maire de Beaucouzé, Yves Colliot, et de Michel Ballarini, Directeur Général d’Alter, aménageur du quartier des Echats où sera construit le premier démonstrateur Empreinte.

Retour en images sur la conférence de presse

Découvrez les premiers articles sur Empreinte :

Ouest France : Beaucouzé, le numérique se met au service du bâtiment

Batiweb : Avec « Empreinte », ERB repense la façon de construire

Construiresamaison.com : Empreinte : une nouvelle manière de construire

Et si nous vous disons que vos déchets du quotidien peuvent permettre de réaliser des granulats, utilisables dans le domaine de la construction, vous y croyez ? Non ?

Alors nous vous présentons Néolithe, l’un des  partenaires du Concept Empreinte.

Un acteur dont le nom est étymologiquement très parlant. En effet « néo » est tiré du grec « νε ́ος » qui signifie « nouveau », « récent » et « lithe » est un suffixe d’origine grecque également, qui fait référence à la pierre. Tout était dans le nom. C’était la micro-minute étymologie.

Parti du constat de base suivant :

La société Néolithe a ainsi souhaité apporter sa pierre à l’édifice, à la fois en proposant une solution innovante mais aussi en devenant un acteur de la transition écologique toujours en cours.

Leurs installations permettent par exemple de réduire de 80% les émissions de gaz à effet de serre liées au traitement des déchets, soit en étant 5 fois moins polluant tout en valorisant 100% de la matière première. Pleinement ancrée dans une dynamique d’économie circulaire, la valorisation des déchets est réalisée à l’échelle locale avec un alignement sur les offres dites « traditionnelles » telles que l’incinération ou l’enfouissement.

Concrétement, comment cela fonctionne ?

Néolithe travaille depuis quelques temps sur leur toute première solution : un fossilisateur, présenté sous la forme d’un ensemble de conteneurs modulaires qui offre un maximum de robustesse, de compacité et de flexibilité. Grâce à ce fossilisateur, ce ne sont pas moins de 10 tonnes par jour qui peuvent être traitées, représentant 2 500 tonnes par an.

En plus d’être un dispositif intéressant sur le plan écologique et environnemental, cette solution peut être implantée sur n’importe quel terrain, dans la limite d’une installation par propriété, sur simple déclaration sur le site service-public.fr.

Le premier fossilisateur sera d’ailleurs fonctionnel au mois de mars 2021.

Pour Empreinte, 20 tonnes de déchets de chantiers fournis par ERB seront utilisées pour produire des granulats qui rentreront dans la fabrication du béton utilisé pour la maison. Ainsi, nous valoriserons ensemble des déchets de chantiers en les transformant en granulats pour le béton prêt à l’emploi.

Pour en savoir plus, c’est ici.

Ils étaient attentifs derrière leurs écrans ce samedi 13 février, les habitants du quartier des Echats à Beaucouzé qui ont pu découvrir, en avant première, le projet Empreinte. A distance (pour cause de Covid), ils ont été les témoins de la première présentation publique du concept Empreinte.

Thomas Grenouilleau (Président – Associé d’ERB, entreprise qui porte le concept Empreinte), Yves Colliot (Maire de Beaucouzé) et Anthony Rousteau (Responsable d’opérations chez Alter, aménageur du quartier pour le compte de la ville de Beaucouzé) ont levé un pan du voile qui entourait Empreinte jusqu’à lors.

L’occasion de découvrir les premières images de la future maison qui sera construite dans le quartier des Echats à Beaucouzé. Les trois intervenants ont ainsi retracé l’histoire de ce projet et le lien qui lie désormais la ville de Beaucouzé au concept Empreinte.

Une première étape… en attendant de pouvoir se rendre sur le chantier et découvrir ce nouveau chantier en réel.