Avec son premier démonstrateur construit à Beaucouzé, Empreinte cherche à sensibiliser le plus grand nombre sur les enjeux de la construction de demain mais surtout sur les solutions qui existent.
A la fin du mois d’avril 2021, les équipes d’ERB Entreprise Générale se sont rendues dans les écoles Maurice Ravel et St-Étienne, à Beaucouzé, pour présenter le concept Empreinte aux classes de CE2, CM1 et CM2.
Il s’agissait d’un temps d’échange fort et inspirant, car ces jeunes sont les futurs habitants de demain et c’est avec eux et leurs idées que le monde évoluera. Lors de différents ateliers autour des thématiques de l’innovation, de l’environnement et du collectif, tous les élèves se sont montrés impliqués et créatifs. Les idées et témoignages récoltés lors de ces animations prouvent encore une fois que la force du collectif est indéniable.


En effet, ces visites confirment le postulat de départ du projet : la collaboration et l’échange permettent d’aller plus loin, plus rapidement. Ainsi, présenter Empreinte et son collectif de 21 acteurs innovants aux jeunes générations concrétise encore davantage son avancée et sa mise en mouvement.
Prochainement, venez découvrir le chantier de la première maison Empreinte dans le quartier des Échats III à Beaucouzé. Visible et ouvert au plus grand nombre, vous pourrez observer l’avancée des travaux. Plusieurs sessions de visites sur le site sont prévues.
Afin de limiter l’impact sur l’environnement, Empreinte explore de nouvelles pratiques de construction, notamment basées sur l’économie circulaire. Remettant l’habitant au cœur du projet, et ce dès la phase de conception, le projet a pour but de mettre les différentes innovations au service du cadre de vie. Les différentes périodes de confinement et les initiatives fleurissantes autour de l’aménagement de son intérieur nous l’ont bien prouvé : il est primordial de se sentir bien chez soi.
Et qui dit bien chez soi, dit peinture… Mais qui dit peinture, dit 28 millions de litres incinérés chaque année en France, soit 150 000 tonnes de CO2. C’est pourquoi Empreinte utilisera les peintures recyclées et développées par l’entreprise Circouleur, seul fabricant de peinture recyclée en France, à partir de peintures collectées en déchetterie.

L’histoire de l’entreprise est assez simple : lors d’une journée de travaux chez elle, Maïlys, Fondatrice de l’entreprise & Ingénieure chimiste, s’est demandée où terminaient les pots de peintures acryliques en France. Le constat était sans appel : tandis que les Québécois les recyclaient depuis plus de 20 ans déjà, nous en étions encore à les incinérer ! Ainsi, c’est en 2017 que l’aventure a débuté, avec l’idée originale de créer une filière de recyclage pour des déchets de peinture jusque-là peu ou pas valorisés.
Portée par l’envie de mener à bien un projet entrepreneurial qui avait du sens et qui portait en son sein un impact positif pour la planète, Maïlys s’est alors lancée le défi de fabriquer des peintures écologiques avec un impact environnemental très faible.

Des peintures de qualité avec des couleurs tendances, garantissant une bonne qualité de l’air intérieur et le respect de l’environnement. Tout ceci à prix accessible évidemment.
Circouleur passe des accords avec plusieurs entreprises de collecte pour récupérer des fonds de pots ou pots invendables auprès des déchetteries partenaires, mais aussi des soldeurs, fabricants de peinture et entreprises du bâtiment de la région Nouvelle Aquitaine.
Lorsque les pots sont déposés à la plateforme de tri, les produits non-recyclables sont isolés (peintures glycérophtaliques, vernis, colles, etc). Du côté des pots utilisables, ils sont ensuite répartis par couleur dans des fûts.
Au sein de leur laboratoire de Recherche & Développement, les équipes Circouleur reformulent une peinture à l’aide des peintures inutilisées, afin d’en obtenir une de qualité premium, équivalente aux peintures neuves haut de gamme. Le travail de colorimétrie leur permet de correspondre au nuancier qu’ils proposent.
En 2019, Circouleur avait déjà recyclé plus de 24 tonnes de peinture. Mais le combat est encore long, puisque sur les 35 millions de tonnes de peinture jetées chaque année, l’entreprise n’en récupère que 0,0000006 % .
Pour aller plus loin, découvrez le reportage de France 3 Nouvelle Aquitaine réalisé en 2019.